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Les orchidées sauvages

Le Massif de Saint-Thierry, qui domine les communes de la Communauté de Communes de la Petite Montagne et sépare les vallées de l’Aisne de celle de la Vesle, fait partie de la Côte de l’Île-de-France. Cette succession de couches datant de l’ère tertiaire est couronnée par les calcaires du Lutétien, lesquels constituent un terrain favorable à la croissance de certaines orchidées sauvages. Bien que cette répartition soit parfois difficile à reconnaître du fait des formes extravagantes, ces fleurs sont toujours composées de 6 pièces florales répartis en 3 sépales que recouvrent avec un décalage d’un tiers de tour 3 pétales dont l’un, particulièrement développé, est appelé labelle. Ces orchidées sont certes plus modestes que les grandes orchidées tropicales (Phalaenopsis, Cattleya, Paphiopedilum, Dendrobium ou la vanille par exemple) mais ne sont pas moins belles. Entre avril et août, plus de 10 espèces peuvent être observées sur les hauteurs du Massif de Saint-Thierry :

L’orchis pourpre (Orchis purpurea) est certainement l’une des plus communes. Cette orchidée assez haute (30 à 40 cm) porte une grappe de nombreuses fleurs roses et, comme il se doit, pourpres. Le labelle est assez large, découpé en lobes dessinant une silhouette de forme vaguement humaine et semé de ponctuations pourpres tandis que les autres pétales et sépales sont regroupés en un « casque » pourpre foncé.

L’orchis militaire (Orchis militaris) ressemble au premier abord à l’orchis pourpre au point que les deux peuvent parfois s’hybrider. Cependant, plusieurs caractères permettent de les différencier : les fleurs de la grappe de l’orchis militaire sont moins nombreuses, le labelle est plus étroit et surtout le casque (dont les bords se retroussent vers l’extérieur) est rose, beaucoup plus pâle que celui de l’orchis pourpre.

Le listère ovale (Listera ovata), bien que fréquent, est assez difficile à repérer du fait de sa couleur verte. Néanmoins, même en dehors de la période de floraison, la présence de deux feuilles ovales aux nervures marquées qui évoquent celles du plantain sont un élément typique. Le labelle est allongé en forme de langue bifide et l’ovaire, sous la fleur, forme un ballonnet bien visible.

La néottie nid d’oiseau (Neottia nidus-avis) est une orchidée discrète qui se reconnaît à sa couleur uniformément ocre, résultat de son étonnante absence de chlorophylle. Cette plante se nourrit en effet exclusivement des substances que lui apporte un champignon du sol et se passe ainsi de feuilles. Le labelle, aussi brun que le casque que forment les autres pétales et sépales, porte 2 lobes de forme plus ou moins carrée.

La céphalanthère pâle (Cephalanthera damasonium) porte un petit nombre de fleurs blanches qui ne s’ouvrent qu’à peine et parfois même pas du tout, les fleurs pratiquant alors l’autofécondation. Les 3 sépales protègent ainsi les 2 pétales supérieurs qui recouvrent le labelle portant de longs sillons longitudinaux jaune-orangé. Le pistil, du même blanc que le reste de la fleur, est particulièrement massif. Les feuilles sont larges et alternent le long de la tige.

L’orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis) porte toutes ses fleurs en un groupe serré de forme pyramidale en haut de la tige. La couleur des fleurs est rose en général assez soutenu pouvant aller jusqu’au presque pourpre selon les pieds. Le sépale et les 2 pétales supérieurs forment un casque tandis que les 2 sépales latéraux s’étalent de part d’autre de la fleur et que le labelle s’étale en 3 lobes et se creuse au cœur de la fleur en éperon nectarifère qui atteint 2 à 3 fois la taille de la fleur.

 L’orchis pourpre L’orchis moucheron (Gymnadenia conopsea) présente un épi très élancé de petites fleurs roses, toutes assez proches de l’axe de l’inflorescence. Le labelle, à lui seul aussi gros que le reste de la fleur, est divisé en 3 lobes presque égaux (le lobe central étant à peine plus petit que les latéraux, ressemblant assez à celle de l’orchis pyramidal, même si la couleur des fleurs et surtout la forme de l’inflorescence sont nettement différentes. En arrière de la fleur, l’éperon nectarifère est long et assez pointu, contrairement à celui de l’orchis odorant.

L’orchis odorant (Gymnadenia odoratissima) ressemble beaucoup à l’orchis moucheron : même inflorescence cylindrique haute et étroite, même couleur rose pâle des fleurs, même importance de l’éperon. Les 2 principaux critères pour les différencier sont la taille du lobe central du labelle, lequel est plus long que les lobes latéraux, et l’éperon nectarifère, plus court et plus épais. Comme son nom l’indique, elle émet un parfum particulièrement prononcé.

L’orchis mouche (Ophrys insectifera), compte parmi les ophrys les plus communes. Les fleurs, peu nombreuses sur chaque pied, sont assez espacées les unes des autres et imitent la forme d’un insecte. Les mâles d’une petite abeille solitaire s’y laisse prendre et en tentant de s’accoupler sur ces fleurs transportent les sacs polliniques et assurent ainsi la fécondation. Les 3 sépales sont vert clair. Les 2 pétales supérieurs, brun-pourpres et filiformes imitent des antennes. Le labelle est très allongé et forme 4 lobes faisant penser aux bras et aux jambes d’une poupée. Il est d’un brun-pourpre foncé orné en son milieu d’une bande argentée.

L’ophrys bourdon (Ophrys fuciflora) est l’une des plus belles oprhys de nos régions. Les fleurs, au nombre de 2 à 5 par pied, sont presque aussi larges que hautes. Les 3 sépales roses avec en général une nervure axiale verte sont assez larges. Les 2 pétales supérieurs sont assez étroits et de forme conique. Le labelle est très grand et se développe en une forme tridimensionnelle complexe. Sa couleur générale est brun-pourpre foncé mais il présente au centre un dessin en forme de U ou de H marginé de vert formant des amorces de volutes. Il présente à la base un appendice vert recourbé vers l’avant.

Lépipactis des marais (Epipactis palustris) peut être considérée comme l’une des plus belles orchidées du secteur. La tige est teintée de pourpre et couverte de poils au niveau de l’inflorescence. Une bractée (petite feuille transformée) est présente à la base de chaque fleur, laquelle est portée par un ovaire allongé et courbé vers le bas qui place ainsi la fleur plus bas que son point d’insertion sur la tige. Les 3 sépales (verts à l’extérieur, verts et pourpres à l’intérieur) et les 2 pétales supérieurs (blancs et rose à leur base) sont rabattus vers l’avant. Le labelle est étranglé en son milieu, délimitant 2 compartiments : l’un en forme de coupe veinée de pourpre au niveau du cœur de la fleur et l’autre blanc, étalant son bord ondulé et légèrement pointu vers l’avant. Deux crêtes bordées de jaune-orangée les relient.

 

 

 

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